Le Ministre de l’Education, Shai Piron, a déclaré que les institutions ultra-orthodoxes devront enseigner les matières de tronc commun ou perdront le financement de l’État. Les établissements d’enseignement Haredi qui n’incluront pas les mathématiques, l’anglais et l’éducation civique dans leurs programmes ne seront pas admissibles à recevoir le financement du gouvernement, a précisé Shai Piron,  lors d’une interview avec le quotidien Yedioth Ahronoth.

Shai -635x357

Selon Piron, les écoles ultra-orthodoxes doivent choisir entre deux alternatives. « Vous voulez l’argent de l’Etat ? alors l’enseignement des matières de base en est la condition. Sinon « pas d’argent », a-t-il asséné  pendant l’interview, publiée vendredi. « Si ce sont des institutions privées qui ne souhaitent pas qu’on leur impose quelques règles, alors je n’ai aucune raison  de les financer. L’Etat ne peut pas financer quelque chose qui va à l’encontre de ses intérêts », a déclaré le ministre, membre éminent du parti Yesh Atid de Yair Lapid.

« L’objectif est de parvenir à un accord qui verra les écoles ultra-orthodoxes enseigner les matières de base, mais si nous n’y parvenons pas, alors une bataille difficile est à craindre. Les institutions qui enseignent les matières de base seront financées à 100% » a ajouté le ministre.

Shai Piron prévoit également de revoir le programme mis en place par son prédécesseur, Gideon Saar, qui a vu des milliers d’étudiants des écoles publiques visiter chaque année la ville d’ Hébron .

« Nous modifierons, chaque année,  la destination des sorties en fonction de l’agenda social», a déclaré Piron, dont la fille réside à Kiryat Arba.

« L’année prochaine sera le 100e anniversaire de la visite des moshavot (voyage de 10 rabbins de renom dans les communautés agricoles israéliennes), donc nous y enverrons les étudiants. Hébron ne peut pas rester la seule destination  » a-t-il fait valoir.

Pour ceux qui ne le savent pas, Shai Piron est un éminent rabbin. Chef d’une grande yeshiva à Petah Tikva, Piron s’est beaucoup impliqué dans les efforts visant à combler le fossé entre les communautés laïques et religieuses à travers le Tzohar, un organisme bien connu qu’il a contribué à fonder.

Roger Haddad – pour Tel-Avivre – 

 

 

 

Print Friendly, PDF & Email