Je suis à Roglit, ce lieu près de Jerusalem, une impression de nulle part. Ce lieu où se tient debout le mur du souvenir, le mur comportant les 80 000 noms de ces hommes, femmes, enfants, juifs de France morts dans les camps.

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C’est Yom Hashoa aujourd’hui, une cérémonie officielle se déroule à Roglit, le Mémorial de la Déportation des Juifs de France, à laquelle assistent l’Ambassadeur de France en Israël, Christophe Bigot, le Consul de France, Patrice Matton, le vice-consul de France, Damien Laban, Arno Klasferd…

Elle se termine juste et je suis bouleversée. La gorge serrée, je ne peux pas parler, il me faut écrire… Ne pas se taire….

Plusieurs fois, ces mots sont revenus dans les discours et témoignages. Discours d’une intense émotion prononcé par l’Ambassadeur de France en Israël, Christophe Bigot. Témoignages bouleversants de survivants.

Une cérémonie dans laquelle sans cesse obscurité et lumière se sont succédé, affrontées, côtoyées.

Obscurité de la France de Vichy. Lumière de la France des Justes, qui sauva les 3/4 des Juifs de France.

Obscurité des récits de rafles, camps, marches de la mort. Lumière des récits des survivants parlant fièrement de leurs enfants, petits-enfants, du miracle de leur survie.

Obscurité de l’Enfer. Lumière de l’Espoir.

L’Espoir serait-ce là le secret de la (sur)vie ?

La cérémonie s’achève sur la Marseillaise et la Hatikva. Tout un symbole : Un chant de combat, un chant d’espoir. Le combat pour l’espoir, ensemble… Ne pas se taire.

Nina Sitbon, Tel-Avivre.com

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