Qoros, une voiture allemande israélo-indo-chinoise.

Révélée au salon de Genève, et s’appelle Qoros.

La Qoros 3 « n’est pas une Mercedes ou une BMW, mais c’est un bon produit », explique Volker Steinwascher, vice-président du nouveau constructeur automobile Qoros.

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La nouvelle marque israélo-indo-chinoise Qoros a recruté des ingénieurs chez Volkswagen, BMW, Volvo, Mercedes et GM et a collaboré étroitement avec les grands équipementiers comme Bosch, Continental, Magna et Valeo.

Au salon de Genève, la berline Qoros 3 a surpris par la qualité de sa finition, très au-dessus de ce que proposent habituellement les marques pour ce prix (moins de 20.000 € en version de base). « Le but de la marque, c’est de proposer un modèle familial spacieux et flatteur, avec écran tactile et fonctions high tech pour le prix d’une compacte de base .

« Nous avons embauché des ingénieurs de tous pays, nous avons collaboré avec les meilleurs équipementiers. Pour les boîtes de vitesses, on a travaillé avec l’ allemand Getrag, qui a étudié entièrement les transmissions.

« Jamais, un constructeur n’a été aussi vite pour développer une voiture. En même temps, il a fallu construire l’usine et recruter les concessionnaires ». « Les gens que nous avons recrutés ont été séduits par notre rapidité d’exécution. On a des actionnaires qui n’interfèrent pas. Nous décidons nous-mêmes ce qu’il faut faire. Du coup, on est très efficaces ».

Mais qui sont les actionnaires ?

Qoros est la propriété  du constructeur chinois Chery et d’une holding financière israélienne, Israel Corp, et va certainement faire appel à un troisième larron mais cette fois-ci indien, la société TATA.

Tata et Chery ont commencé la construction d’une usine commune à Changsha, non loin de la nouvelle usine de Qoros.

Tata Motors a essayé pendant des années  de pénétrer le marché européen avec des voitures bon marché et écologiques mais n’a pas encore été couronné de succès, et ses marges de profit sont faibles. L’accès au châssis de la berline Qoros modulaire pourrait donner à Tata le ticket d’entrée dont il a besoin sur le marché européen.

Le marché indien des berlines a connu une croissance rapide, récemment, mais la plupart des voitures économiques ne sont pas écologiques  Le gouvernement indien cherche à améliorer le marché et encourager l’utilisation de véhicules plus propres. Des sources du secteur estiment qu’une collaboration israélo-sino-indienne pourrait se faire au niveau financier et technologique.

Israel Corp a refusé tout commentaire.

Au Salon de l’Automobile de Genève, Ofer, le milliardaire israélien a déclaré : «Je ne pense pas qu’il faille être un génie pour prévoir que le marché automobile chinois va croître ».

Ofer a ajouté que Qoros et Better Place Inc pourraient s’entraider. « La Chine finira par passer à l’électrique », a-t-il dit. « Il y a certainement une synergie … Nous avons besoin de mettre en place Qoros en tant que société, mais une fois que nous serons en terrain sûr, nous pourrons commencer à unir nos forces. »

Au salon, la marque présentait également un 4×4 hybride dérivé du break.

L’usine est prévue pour produire 150.000 voitures par an et pourra aller jusqu’à 450.000.

Commercialisation au second semestre 2013 en Chine, à la fin de l’année en Europe de l’est et fin 2014, voire 2015 en Europe de l’ouest.

Source Globes et La tribune.

 

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