L’actualité du moment à Tel Aviv c’est aussi le choix…. de la futur école des enfants puisque nous sommes en pleine période d’inscription scolaire. Les journées Portes Ouvertes des établissements fleurissent du gan (maternelle) au lycée !
Nous avons choisi de vous présenter un collége-lycée franco-isralien, Mikvé Israël, dont la journée Portes Ouvertes aura lieu ce 18 janvier à 9h30.
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L’établissement se situe à proximité de Tel Aviv dans le campus de Mikvé Israël, à Holon.C’est dans ce campus que fut créé la première école d’agriculture d’Israël, en 1870, par le français Charles Netter. L’innovation était déjà d’actualité puisque l’école proposait une formation aux nouvelles méthodes d’agriculture. C’est ainsi que les premiers pionners se sont formés, que les kibboutz agricoles ont pu se développer et l’économie de ce nouvel état se contruire. L’endroit  symbolise à lui seul le sionisme, le partage des connaissances et l’alliance des cultures.
israel4Il parait de fait logique que les gouvernements français et israélien aient choisi ce lieu pour accueillir le collège-lycée franco-israélien dont le projet pédagogique porte les mêmes valeurs et en aient confié à l’Alliance Israélite Universelle la réalisation.Le collège-lycée propose dans le même établissement le choix entre une filière française qui mène au baccalauréat et une filière israélienne qui mène au bagrout (baccalauréat israélien). Afin de faciliter les échanges et les liens entre les élèves des deux filières certaines matières sont enseignées en commun  (arts, musique, anglais,sport).L’établissement offre la possibilité de suivre l’un de ces cursus en internat.Pour  les expatriés comme pour les franco-israéliens récemment installés en Israël, le collège-lycée de Mikvé Israël facilite l’intégration des jeunes en Israël:

« On a des relations différentes avec les professeurs. Comme dans le système israélien, on a leur numéro de téléphone, leur mail et on peut les contacter ou leur demander un renseignement quand on en a besoin »

« Je parle, je lis et j’entend parler hebreu toute la journée mais je me sens moins en décalage que je l’étais dans mon ancien collège israélien »

« La classe est plus petite, les professeurs sont plus attentifs et disponibles, ils m accompagnent plus, c’est plus familiale ».

Pour France Bessis directrice de l’établissement, le projet du  Lycée franco-israélien est un projet très ambitieux et passionnant, initié par les gouvernements français et israéliens. Ma tâche est multiple car il s’agit de concilier les attentes des israéliens, des olim hadachim (les nouveaux immigrants) et de tous les enfants d’expatriés ou non qui constituent habituellement le public des lycées français à l’étranger, l’objectif étant une formation d’excellence pour tous !

France Bessis n’en ai pas à son premier essai. Proviseure, chef d’établissement pendant une quinzaine d’années, en France, elle a dirigé le lycée franco-allemand, seul établissement de ce type en France, totalement bilingue et biculturel. Elle a ensuite pris la direction à Paris du lycée Molière (1300 élèves) dans lequel elle a renforcé l’enseignement des arts et des langues, notamment avec quatre « sections européennes », en anglais, espagnol, allemand et portugais.

A ses cotés,  Ruth Bensmihan, la directrice adjointe, à une experience de 22 ans  dans l’enseignement en Israël.  En 2007, elle quitte le département de français de l’université de Tel Aviv pour intégrer le projet du Lycée Franco-israélien (LFI). Dès 2009, le LFI grandissait et le projet s’imposait à moi telle une évidence ; depuis je m’y consacre entièrement . Depuis février 2011, j’occupe le poste de directrice adjointe tout en continuant à enseigner sur les deux filières ; ces heures d’enseignement aussi réduites soient-elles sont essentielles tant aux niveaux relationnel et pédagogique qu’au niveau professionnel.

Malgré l’énorme complexité de ce projet et ses défis culturels inhérents qu’il faut gérer au quotidien, à aucun moment,  je n’ai regretté mes choix. En effet, ,depuis 5 ans,  je suis fière d’être partie prenante à  l’élaboration de ce formidable projet du  LFI, d’y adhérer totalement  d’un point de vue spirituel, mais aussi culturel, linguistique et humain.

Nina Sitbon – Tel-Avivre.com – 

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