Incontournable ! A ne jamais remettre au lendemain !

Ce sont les premiers mots qui me viennent à l’esprit. Car, si je ne devais donner qu’un conseil et un seul  sur l’alyah, c’est bien celui ci : Apprendre (ou perfectionner) l’hébreu !

Je sais, certains vous diront qu’entre l’anglais, le français et quelques mots d’hébreu basique, on peut se débrouiller. Pour les vacances sans aucun doute, pour vivre et s’intégrer en Israël, certainement pas!

Quelques exemples de grands moments de solitude ? La réception des premières factures d’électricité, Gaz…, les premiers courriers de l’école, les mots d’excuse à écrire pour les enfants, le formulaire à remplir pour demander sa carte de fidélité du Supersol (l’hypermarché israélien), et surtout, oui, surtout son premier « plein » de courses, une demi journée passée à tenter de distinguer le shampoing de l’après shampoing, le beurre de la margarine, la purée nature de la purée aromatisée,  ce qui est en promotion de ce qui ne l’est pas…

Mais revenons à l’oulpan…

Oui, c’est indispensable mais c’est aussi un moment très sympa et la première étape dans la reconstruction d’un nouveau réseau social.

Retour sur les bancs de l’école, retour à l’insouciance!

Le moment de la pause à l’oulpan

A Tel Aviv, il y a deux oulpans. L’oulpan Gordon ( à coté de la rue Ben Yehouda) et l’oulpan Neve Tsedek. Le plus de cette ville est que l’on peut commencer pratiquement n’importe quand, car des sessions nouvelles, il s’en ouvre tout les mois ou mois et demi.

Nous, c’est à l’oulpan Gordon que nous sommes inscrits, 1 semaine après notre arrivée, simplement parce qu’il était plus près de chez nous. C’est là que nous avons vraiment eu notre tout premier contact avec des israéliens.

Je me souviens juste que nous n’avions pas eu le temps de réaliser quoique se soit,  et que nous nous sommes retrouvés en moins de 5 minutes dans une salle en train de faire un test d’hébreu .

Nous avons inscrit notre nom au tableau dès que nous avons fini le test ( c’est à dire quasiment après l’avoir commencé, puisque la seule chose que nous savions écrire était nos noms et  prénoms!). La « mora » (professeur) a appelé notre nom et hop le soir même, nous commencions notre premier cours d’hébreu! Je me souviens de la réponse de la « mora » lorsque je lui ai demandé si c’était possible de changer de cours au cas où celui ci ne nous conviendrait pas: « ça marche, tant mieux, ça ne marche, tu ne t’es pas marié avec lui (le cours) donc tu feras comme tu veux!' » . C’était mon premier contact avec le « tarless » (pragmatisme) israélien.

Lorsque je suis rentrée pour la première fois dans la salle de classe, je crois que j’ai fait un bond en arrière de…plusieurs années. J’avais l’impression de faire ma rentrée au collège: émue, la gorge sèche et priant secrètement que la Mora ne me demande rien !

Je me souviens être sortie de ce premier cours vidée! Pas tant par la quantité de mots nouveaux que j’avais entendu que par l’effort de concentration que j’avais dû faire plus de 3 heures d’affilées !

Très vite, nous nous sommes sentis à l’aise dans notre classe et émerveillés de nous retrouver là, côte à côte avec plus de 10 nationalités  différentes : Anglais, Russe, Italien, Belge, Américains, Uruguayen, canadiens et …Hawaïenne! Nous étions tous là, avec nos expériences de vie si différentes et pourtant réunis par le même rêve devenu réalité, la même appréhension, les mêmes questions, la même volonté et les mêmes traditions.

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Concrètement, un olé hadach peut bénéficier de cours intensifs d’hébreu, en général 5 heures par jours, 5 jours sur 7, pendant 5 mois. Il existe des formules plus « light » notamment pour ceux qui travaillent déjà.

Pour ne pas avoir à payer ces cours, il faut aller à l’antenne de Tel Aviv du Ministère de l’Intégration récupérer une attestation, à remettre ensuite au secrétariat de l’oulpan.

Les cours intensifs sont aussi ouverts aux « touristes », c’est à dire à ceux qui décident de faire un test sur une période d’au moins 5 mois avant d’opter ou non pour le statut d’olé hadach.

Ce que j’ai aussi compris, c’est qu’entre l’oulpan et nous, cela va être une longue histoire, car a 40 ans apprendre une nouvelle langue, même avec 25 heures de cours par semaine pendant 5 mois, ce n’est pas si naturel.

Donc après la Kita Aleph ( la classe débutant), nous continuons à apprendre l’hébreu 2 fois par semaine, le soir après le travail, en kita Beth. D’ailleurs je dois vous laisser car dans quelques minutes les festivités de hanouka organisées par l’oulpan vont commencer…

 Nina Sitbon, Tel-Avivre.com 

A suivre :

  • Découvrir le bonheur de mettre des tongs 10 mois sur 12!
  • Chercher du travail
  • Décider de s’installer à son compte
  • Déménager ou pas?

Articles précédents:

Ma première année d’ola hadacha : les écoles! 

Ma première année d’Ola hadacha

 

 

 

 

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