Le calme est revenu.

Après les évènements de ces dernières semaines, je me sens plus que jamais citoyenne israélienne. J’espère sincèrement qu’en partageant les moments qui m’ont marqué et qui ont rythmé ma première année d’Alyah, cela aidera ceux qui sont aujourd’hui dans cette situation à y voir plus clair et qui sait peut être encouragera certains à franchir le pas…

Nous sommes donc arrivés à Tel Aviv quelques mois après avoir pris notre décision. Notre Téoudat Zéout (carte d’identité) en poche et un toit sur nos têtes  (cf article précédent).

Etape suivante : Le casse-tête du choix et de l’inscription des enfants à l’école!

C’est sans doute la première vrai décision que nous avons du prendre une fois arrivés en Israël. Bien sûr nous y avions réfléchi avant mais nous avions trouvé peu d’informations et souvent elles étaient contradictoires.

Il faut dire que nous avons dû nous intéresser et comprendre d’un coup tout le parcours et système scolaire israélien: de la crèche au lycée puisque nos enfants avaient de 2 ans à 14 ans!

Première décision : école Dati (religieuse) ou non? Le choix n’était pas si simple. En France, nous étions considérés comme  « traditionaliste », une sorte d’entre deux qui n’existe pas (en apparence, nous en avons rencontré depuis)  en Israël. Nous avions entendu beaucoup de choses très extrêmes sur chacun de ses systèmes. Donc, pour nous décider, nous avons fait la sortie des écoles avec l’espoir d’arriver à percevoir  leur atmosphère et cela nous a vraiment aidé à prendre  notre décision.

La crèche : Il y a véritablement un boom de la natalité à Tel Aviv, d’ailleurs dans les rues on voit des bébes partout! Du coup les places en crèche sont chères, au sens propre et figuré!

A Tel Aviv, des crèches il y en a beaucoup mais pour la plupart elles sont privées et leurs tarifs sont 2 à 3 fois plus élevés qu’en France pour des journées plus courtes! Nous n’avions pas vraiment prévus ça dans notre budget! Il existe aussi des crèches municipales, moins chères et nettement plus rares, et des crèches semi publiques gérées par des associations (la Wizo par exemple) mais les listes d’attentes sont longues.

Etre Ola Hadacha a été un avantage. Car nous étions considéré comme un « cas prioritaire ». C’est ce qui a permis à notre fille d’entrer à la crèche de la Wizo. Il a quand même fallu l’implication de  notre conseillère du bureau du Ministère de l’intégration, qui nous a beaucoup aidé, nous sentant perdus mais déterminés à y arriver.

Je pourrais ne jamais tarir d’éloge sur l’équipe de cette crèche, qui a été adorable et qui a vraiment permis à notre « petite princesse »  de s’épanouir dans son nouveau pays et dans sa nouvelle langue! Aujourd’hui, mademoiselle nous corrige lorsqu’on mélange le féminin et masculin ou que notre accent n’est pas bon!

Le Primaire : Cela a été beaucoup plus simple, car comme en France, à chaque quartier correspond une école. La relation à l’école est différente et  nous nous en rendons compte tous les jours. Tout est fait pour que l’école ne soit pas ressentie comme une « contrainte » pour l’enfant mais un endroit où il se réjouit d’aller et d’apprendre.

Le premier jour d’école commence par une fête, une haie d’honneur est faite par les élèves pour accueillir les CP, l’école reste ouverte l’après midi pour ceux qui veulent y venir jouer au foot ou se retrouver pour jouer entre copains, des détails comme ceux là, il y en a tous pleins . Très vite notre fils, qui ne parlait, ni ne lisait, ni n’écrivait un mot d’hébreu s’y est senti bien: une sorte de petit miracle!

Le Collège : Le choix a été beaucoup plus difficile: première année de collège pour l’une,  classe de 3ème pour l’autre. Pas de maîtrise élevée de l’hébreu pour l’un et l’autre. Bref, un vrai challenge pour eux, en pleine adolescence, pas simple. Une grosse responsabilité pour nous : c’est leur avenir que nous mettions en jeu!

Et  nous ne connaissions personne, à Tel Aviv, qui était passé par là  pour nous conseiller .

En accord avec eux, après avoir pesé ensemble le pour et le contre, nous avons décidé de les mettre directement dans le système israélien. Aujourd’hui, avec le recul, et après avoir connu d’autres parents qui ont fait le même choix mais dans d’autres collèges, je peux dire que nous n’avions pas fait le bon choix!

L’équipe enseignante et la directrice n’ont pas su gérer ce statut particulier « d’olim hadachim ». Peut être n’en avaient ils pas les moyens. Avec beaucoup d’amertume, je pense simplement qu’ils n’ont pas voulu s’en donner les moyens, ni faire d’efforts: Personne n’est parfait, même en Israël!.

Nous les avons depuis changé d’établissement. Ils sont tous les deux au lycée franco-israélien de Mikvé Israël : l’aîné dans le circuit français, la plus jeune dans le circuit israélien.  Je regrette que l’agence juive ne nous en ai pas parlé lors de nos rendez vous de  préparation. Pourtant, nous avions à plusieurs reprises demandés leur conseil.

C’est d’autant plus dommage, que je pense aujourd’hui, que c’était pour nous la solution idéale. La possibilité de poursuivre son cursus français pour l’aîné tout en étant dans un environnement israélien et l’opportunité d’intégrer un cursus israélien pour la deuxième tout en étant dans un environnement culturel français! Beaucoup moins déstabilisant pour l’un et l’autre et plus épanouissant!

Pour autant l’expérience n’a pas été négative. Mon mari et moi devons reconnaître qu’ils ont forcé notre admiration et notre respect, . Ils se sont accrochés, ont décuplé leur capacité de travail. Curieusement,  cela a renforcé leur motivation et notre volonté d’intégration est aussi devenue la leur.

Je crois pouvoir dire à l’heure où j’écris ces lignes, qu’ils ont trouvé leur place et qu’ils s’y sentent bien. Du coup, nous avons retrouvé un quotidien plus traditionnel : les caprices de la dernière, la volonté d’affirmation et de positionnement de notre 3ème et  les accrochages quotidien avec nos ados. Bref, nous sommes rassurés, nous avons retrouvé un vie normale!

 

Nina Sitbon, Tel-Avivre.com 

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A suivre :

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Article précédent : Ma première année d’Ola hadacha

 

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