Il y a maintenant un peu plus d’un an que nous avons fait notre alyah.

Souvent, le jour de notre anniversaire, nos proches demandent : alors ça te fait quoi une année de plus ? Je dois reconnaître que concernant mon âge, je n’ai jamais vraiment su quoi répondre. C’est différent concernant mon Alyah. Je sens qu’une page s’est tournée, et qu’une nouvelle s’écrit.

C’est sans doute pour cela que j’ai eu envie de faire ce retour en arrière, une façon de faire le point: Quel est le chemin parcouru, que retenir de cette année ? et si je ne devais retenir que 10 choses qu’elles seraient elles ?

 

1. La Prise de décicision.

Pourquoi? Comment a t on décidé de franchir le pas ?

Une chose est sûre, cette idée nous habitait depuis longtemps. Mais ça n’était jamais le bon moment : on vient de se marier, c’est trop tôt.

On a notre premier enfant, c’est déjà un chamboulement, alors aller en Israël, trop compliqué pour le moment. On a notre quatrième enfant: ça ne serait pas responsable d’embarquer toute la « Familia » , comme ça à l’aventure….

Et puis un jour, autour de nous une personne, puis 2 franchissent le pas, des parents, un frère, une soeur…Et nous, est ce qu’on osera ? Est ce qu’on restera avec ce rêve jamais réalisé ? Cet idéal, être nous aussi des pionners, prendre part à l’aventure de ce pays, qui chaque jour réalise un miracle : croissance économique, innovation record, taux d’instruction parmi les plus élévés du monde…

Et si c’était le moment ? Notre fils aîné à 14 ans, si nous attendons encore un an, ce sera trop tard ou en tous cas sans doute très difficile pour lui. Alors, l’heure du choix est arrivée, soit faire notre alya dans 10/15 ans et prendre le risque qu’ils ne viennent pas avec nous (impossible  pour la mère juive que je suis), soit partir maintenant.

Bref, mon mari et moi décidons : c’est le moment, notre moment: direction l’agence juive !

2. Chercher un logement

La décision est prise, les vrais questions se posent.

Vivre en Israël, ok, mais dans quelle ville? Nous n’avions jusqu’alors été en Israël que pour les vacances. C’est un autre regard qu’il nous fallait adopter.

Nous avions des amis à Ramat Poleg, Raanana et Tel Aviv…

« Tel Aviv?  Impossible trop chère, trop anonyme, et en plus en vacances nous n’avions jamais reperé une seule école ! »

Restait donc Ramat Poleg ou Raanana. Nous partons donc pour une semaine pleines de RDV avec des agents immobiliers, fermement décidés à trouver l’appartement de nos rêves dans une de ces deux villes. Seulement voilà, après 6 jours de visites intensives d’appartements : rien ! Trop loin, trop cher, pas à notre goût et quand enfin nous trouvons notre bonheur, c’est le propriétaire qui change d’avis !

C’est la panique! Qu’est ce qu’on va faire, où va t on aller ?

Et  Tel Aviv? Après tout, à chaque fois que nous y sommes en vacances, nous avons aimé cette ville. Peut être que nous n’avons jamais fait attention mais des écoles, il doit y en avoir…

Des écoles, il y en a, bien sûr, et en bon nombre pour accueillir les 27 000 écoliers que comptent la ville !

Les logements, c’est vrai, sont plus petits pour le même prix mais la surface reste très raisonnable. Et puis l’énergie et le dynamisme de cette ville nous séduisent. Ses rues cachées, calmes, verdoyantes achèvent de nous convaincre : C’est là que nous vivrons.

Nous avons trouvé un appartement sur le site Yad2 avec l’aide de notre famille et nous y vivons  depuis plus d’un an maintenant !

3. La Téoudat Zéout ( carte nationale d’identité) :

8 mois après notre décision, nous voilà tous les 6 à Ben Gourion Airport. Nous avons fait une aliyah « tapis rouge » c’est à dire de groupe.

A l’émotion des derniers jours à Paris, aux « au revoir » déchirants avec la famille et les amis succède l’excitation: Nous y sommes !

L’agent du Ministère de l’immigration, venu accueillir les nouveaux olim nous remet enfin « Le trésor », notre Téoudat Zéout (Carte d’Identité Nationale israélienne). Quelques instant plus tard, nous nous retrouvons tous dans une grande salle, notre précieuse carte à la main, les premières notes de l’Hymne National, la Hatikva, résonnent. Nous sommes tous réunis avec les mêmes espoirs, un même rêve devenu réalité : Nous sommes désormais citoyen israélien !

Si vous ne vous ne l’avez jamais fait cliquez sur ce lien  SVP  pour vous abonner à la Newsletter

Aujourd’hui, je sais qu’au delà du symbole, notre numéro de Téoudat Zéout est « le sésame » israélien ! Rien ne peut se faire sans! Démarches, renseignements, paiements, tout commence par la question : quel est votre numéro de Téoudat Zéout ?

Donc un conseil, si vous faîtes votre aliyah, apprenez le très vite par coeur !

 

4. A suivre….

 

 

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