Les imprimantes 3D vont changer le monde et Israël mène la danse. Une nouvelle révolution industrielle est en marche,

On peut croire que c’est de la science-fiction mais c’est un fait scientifique avéré  et ça se passe en ce moment dans un sous-sol du centre de Tel Aviv.

 

L’Institut Reut a mis en oeuvre en Israël le premier laboratoire open-source  d’imprimantes 3D, où des groupes d’élèves du secondaire conçoivent et fabrique déjà  une pléthore de produits durables et résistants en plastique à base d’amidon de maïs (appelé PLA), en utilisant des programmes informatiques sophistiqués. Le projet s’appelle XLN (Cross-Labs-Network).

3D, signifie que vous concevez un objet en trois dimensions sur un écran d’ordinateur et qu’une imprimante connectée  produit instantanément une copie de la conception. « Open-source » signifie que le code informatique utilisé pour exploiter l’imprimante est gratuit et à la disposition du public sur Internet.

«Nous avons construit une imprimante en suivant les instructions sur Internet, et nous avons utilisé cette imprimante pour créer des composants pour d’autres imprimantes », a déclaré Harel. En fait, l’imprimante d’origine aura produit des clones et leurs clones ont produit des clones – pour remplir des dizaines, voire des centaines, de laboratoires de l’Institut. Les imprimantes 3D de l’Institut Reut  se reproduisent!

Cette révolution est donc en marche sous une forme qu’on peut appeler de ‘L’auto-réplication » d’ imprimantes 3D. Selon Gidi Grinstein, Israël est le leader de la prochaine révolution industrielle, incarnée par l’impression 3D!

Reut est un groupe , en charge de façonner l’avenir de la société israélienne. Crée  par Grinstein  en 2004, Reut a travaillé en étroite collaboration avec chaque gouvernement israélien. Le groupe gère également de nombreux programmes qui aident  les femmes, les Arabes et les démunis à partager le bonheur de la société israélienne. Un groupe qui vise  à faire d’Israël un des quinze pays les plus prospère et les plus  équitable dans le monde.

Le projet XLN s’inscrit parfaitement dans cette vision, dit Grinstein. «Notre objectif est de faire de la société israélienne,  un leader mondial dans la qualité de vie. Nous avons fait des études approfondies sur la façon dont cela peut être envisagé . Il est clair que  l’innovation est ‘un des points forts d’Israël, et le projet XLN  doit aider le pays pour atteindre cet objectif dans la prochaine décennie « Un facteur important dans la construction et la réussite  d’Israël a été l’accès et  la disponibilité de la technologie par les individus » commente Grinstein.

Israël est en réalité déjà un leader mondial de l’impression 3D, grâce à Objet, le fabricant  basé à Rehovot, concepteur de la technologie 3D. Mais les produits d’Objet sont les Rolls-Royce du 3D et Reut est plus intéressé par des productions de petits produits de consommation.

Si vous ne vous ne l’avez jamais fait cliquez sur ce lien  SVP  pour vous abonner à la Newsletter

Alors que les imprimantes d’Objet sont utilisés pour « imprimer » des produits très sophistiqués, les imprimantes dans le laboratoire XLN ont été utilisées pour des articles plus prosaïques, comme des porte-clés, des décapsuleurs, et d’autres objets de même acabit. Les imprimantes 3D pourront produire à peu près n’importe quoi (y compris des voitures et des avions !) , dit Harel.  mais notre but est d’ aider les gens à mieux vivre et économiser de l’argent.

«Cette révolution aura une valeur inestimable », dit Harel. «Nous pourrons facilement produire en masse des produits  personnalisés qui aujourd’hui  sont long, fastidieux et coûteux à réaliser.

Une imprimante 3D  ressemble beaucoup à une imprimante laser rapide mais à la place du toner, l’imprimante utilise le PLA et ne remplie pas  l’espace en deux dimensions avec des mots et des images mais génère des couches de PLA en surface , en ajoutant des  couches jusqu’à ce que l’objet soit formé. Ce qui est unique en l’espèce, c’est qu’une imprimante 3D peut se reproduire.

«Il faut environ une semaine pour imprimer une nouvelle imprimante, et chaque fabrication coûte environ 500 euros, » a dit Harel.  Une fois une autre imprimante produite, alors elle peut être mobilisée pour en  produire une autre !

Et finalement, Harel espère que le laboratoire va produire des imprimantes qui peuvent produire des objets plus gros. «Les gens construiront des maisons, mur par mur », a t-il dit. Au final, les  imprimantes Reut seront en mesure de produire non seulement des imprimantes pour remplir de nouveaux laboratoires, mais aussi les bâtiments des laboratoires eux mêmes !

 

H.P. Benhamou – Tel-Avivre – traduit  d’un article publié dans The Times of Israel.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Print Friendly, PDF & Email