Un auteur israélien reçoit le prix Médicis Etranger

A.B. Yehoshua, l’un des auteurs israéliens des plus importants, a remporté le prix Médicis Étranger, un prix littéraire français pour une œuvre traduite, le roman s’appelle « La rétrospective ».

Le roman a d’abord été publié en hébreu en 2011, puis traduit en de nombreuses langues à travers le monde, y compris le français.
Le prix Médicis est décerné chaque année en Novembre depuis 1958 à une œuvre de fiction en français. Le prix Médicis Étranger a vu le jour en 1970 pour reconnaître un livre publié en traduction, et le prix Médicis essai est décerné depuis 1980 pour les non-fiction.
«La Rétrospective» raconte l’histoire de Moïse Yair, un réalisateur, qui arrive à Santiago de Compostela en Espagne avec Ruth, son actrice fétiche pour une rétrospective en l’honneur de ses films.
Sur le mur au-dessus de leur lit dans la chambre d’hôtel, il découvre une reproduction d’une peinture inconnue, dans lequel une jeune femme allaite un ancien prisonnier.

Si vous ne vous ne l’avez jamais fait cliquez sur ce lien  SVP  pour vous abonner à la Newsletter

Moïse n’est pas au courant de la longue tradition européenne de la Charité romaine, mais estime que la peinture met en œuvre une scène audacieuse suggéré par son scénariste.
Suite à la découverte de la peinture, de retour en Israël, Moïse et Ruth s’imposent un voyage mental dans le passé.
Abraham B. Yehoshua est né à Jérusalem en 1936. Il a écrit plus de 30 livres et est célèbre pour son activisme politique. En 2007, il a remporté le Los Angeles Times Book Prize pour « A Woman in Jérusalem», qui en 2010 a été adapté dans un film intitulé « Le directeur des ressources humaines. »
Il est populaire en France, où il a vécu pendant trois ans dans les années 1960.
«Ce prix m’est particulièrement cher car je suis très attaché à la France, » a t-il déclaré à l’AFP.
Abraham ajoute qu’il constate une poussée la de créativité musicale, théâtrale et cinématographique en Israël comparable à l’Europe d’entre les deux guerres.
« Quand il y a des problèmes politiques ou des menaces comme l’Iran par exemple cela crée une atmosphère très créative. » ajoute-il.
David Grossman, un autre auteur célèbre israëlien, avait reçu le Prix Médicis Étranger en 2011 pour son roman « A la fin de la Terre. »

H.P. Benhamou – Tel-Avivre.com – Source AFP

 

 

Print Friendly